Fête de l'Espoir

Fête de l'Espoir
Pour terminer, un montage du spectacle de Sonia Grimm, des enfants ainsi que le groupe Gaëtan :-)
On peut retrouver bientôt d'autres photos sur Le site de La Fête de l'Espoir et Ici

:-)

# Posté le vendredi 01 juin 2007 18:56

Modifié le mercredi 01 août 2007 23:03

L'histoire de Boby...

L'histoire de Boby...
Voici l'histoire de mon Boby...

Boby était un chat, c'était mon premier chat bien à moi... mon attachement pour les chats vient du fait que j'ai grandi avec des chats... même si plus petite je les terrorisait un peu ( :-) ), j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour eux, j'avais l'impression qu'ils m'enlevaient tout mon stress... j'ai eu tant de bons moments avec chacuns d'eux avec leur particularités...

C'est au mois d'août 2005 que nous avons été cherché Boby qui avait déjà trois mois. Je me souviens, nous venions de rentrer de vacances d'Espagne... nous étions déjà venu le voir, ce beau petit tigré... il était si petit et si fragile, il tenait à peine sur ses pattes et ses miaulements étaient peu prononcés... avec lui, un petit frère nommé Moustache... C'est marrant, c'est Boby qui venait vers nous, comme si déjà un feeling s'installait...
Ce jour là et même bien après, on nous a dit que le chaton serait sûrement une femelle, mais que ça n'était pas sûre... La longue durée avant qu'il soit assez grand pour se détacher de sa mère, était difficile de patience pour moi ;-)

Enfin, le jour où nous sommes allés le chercher arriva... il avait bien grandi, c'était déjà un petit chenapan :-) On s'était mis en tête que le chat serait une femelle puisque l'on nous avait dit que c'était presque sûr mais que c'était encore difficile à distinguer... C'était Lola le nom que je lui avais choisis...
En ce temps là nous étions encore dans le petit appartement de deux pièces et demi... le premier jour était riche en découverte avec ce petit bout à la maison... mais avec les jours suivants, ce petit chaton avait besoin de se défouler, il était encore trop tôt pour qu'il sorte à l'extérieur... de ce fait, Boby nous mettait tout sans dessus-dessous... on en a vu des vertes et des pas mûres avec ce petit chat, mais au delà de ça, il y avait un grand échange entre lui et moi... j'étais très souvent avec lui... Boby était particulier... son pelage était précis de ses traits, son regard était très expressif et très brillant, et puis il mangeait d'une façon différente... :-)

Un peu plus d'un mois après, Boby gardait sa vivacité, mais il devenait bizarre... étant très sensible et émotionelle, je l'observais beaucoup, ou plutôt ses réactions, ses états... il se retrouvait facilement angoissé... le soir il allait se bloquer sous le radiateur, et certaines fois il s'agrippait à moi avec un coeur qui battait la chamade, et une respiration exessive, comme s'il voulait rentrer en moi pour se protéger... pauvre Boby, je ressentais ses émotions intenses... Quand je l'avais contre moi, il y avait un réel échange... j'ai toujours ressentis les choses dix fois plus, au lieu d'un degré normal... je sentais qu'il se passait la même chose en lui... et plus le temps avançait, plus il avait des réactions étranges...
Un matin, je découvre ce petit chat sans trop de pêche... il restait joueur, mais il y avait quelque chose qui n'allait pas de toute évidence....
Je vis une tache blanche, comme une buée ronde dans l'oeil de Boby... ça ne partait pas et ça l'embêtait... il voyait mal... je devais de toute façon l'emmener chez le vétérinaire pour sa toute première consultation... dans le général, je venais déjà pour avoir une confirmation de son sexe... eh bien moi qui m'attendais à un simple premier contrôle vétérinaire, de tout ce qui a de plus normal... pendant que la vétérinaire le contrôla, je sentais qu'il se passait un truc pas positif... après ce contrôle là, elle m'annonce que c'est un mâle, mais il se trouve que Boby avait un grave défaut génétique... ll risquerait sans doute plus tard, une grande opération, en espérant qu'il ai des chances de s'en sortir... Il a fallu que ça tombe sur ce petit bout si inoffensif... et moi, qui ne m'attendais pas à ça..... voilà pourquoi ce mystère d'un mâle ou d'une femelle...
Ensuite j'en ai profité pour faire contrôler son oeil qui m'inquiétait tout de même... Boby était atteint de la PIF (Péritonite Infectueuse Féline). C'est une maladie incurable. 1 chat sur 4, qui a eu cette maladie, s'en ai sorti... Elle se manifeste le plus souvent dans les foyers à chats nombreux ou dans les élevages, touchant principalement les plus jeunes chats. Il n'existe pas de traitement curatif. La PIF c'est un virus. La tansmission du virus se fait par un contact direct d'un chat à l'autre. Le chat responsable de la transmission du virus peut-être soit un porteur sain soit un chat souffrant de la maladie.
Boby, est né dans une ferme, donc il y avait beaucoup de chats... c'est la bas qu'il a attrapé cette cochonnerie, mais elle s'est déclarée bien après... son frère qui est resté la bas, est décédé après...
Lorsque l'on m'a annoncé la maladie, j'étais anéantie.. je m'étais tellement attachée à ce petit chat... il n'était pas un simple chat, c'était bien plus que ça... les personnes qui en ont pourront comprendre cette fusion pour son animal..

J'ai voulu entamer le traitement jusqu'au bout, malgré les frais salés... des vaccins tous les deux jours, des antibiotiques à lui donner et des gouttes pour les yeux... c'était l'enfer avec les heures d'intervales à surveiller, en plus...
Des jours où son oeil s'améliorait, d'autre ou ça empirait... c'était vraiment la balance... Boby n'aimait pas ce traitement, les effets secondaires n'étaient pas fameux..
Fin octobre 2005, nous déménageons, à partir de là tout a empiré, son état... c'était plus le même... Boby n'était plus le même... c'était épouventable... il ne mangeait plus, il se vidait de plus en plus, il était complétement perturbé, avec le déménagement qui ne l'aidait surement pas...

On se réjouissait de le laisser gambader dehors, avec ce beau terrain devant la maison , de plus Boby était très curieux... mais par demande du vétérinaire, pas question de le sortir, il risquerait de transmettre la maladie à d'autre chats...
Lorsque qu'il était vraiment mal et qu'il commençait à se vider, nous n'avions pas le choix que de le mettre dehors... il pouvait se balader un peu, mais tout en étant attaché d'une laisse à longueur... un soir peu après, nous étions allés voir un concert, c'était début novembre.. et lorsque nous sommes rentrés... Boby avait disparu... était-ce un soulagement? Je ne sais pas... Je me suis dite qu'il avait réussit à partir pour mourir... le lendemain toujours pas là... j'espérais le revoir, mes nuits étaient en larmes, les souvenirs me revenaient... Mais je m'étais fais à l'idée qu'il n'était plus de ce monde... Quelle bouffée de désespoir...

Trois jours après, je le retrouve sur la fenêtre de la cuisine... j'étais à l'intérieur et suis sortie pour venir le prendre... il paraissait mieux qu'il y avait trois jours en arrière... c'était un air d'espoir qui revenait...
Là, je me suis dite, que le traitement médical l'assommait carrément, alors j'ai arrêté.... de toute façon rien ne s'améliorait... il avait pratiquement 6 mois... le bel âge du chat... mais trois jours après son retour, Boby était au bout, je ne savais plus quoi faire... il se vidait de partout... il miaulait au secours... c'était épouventable, je culpabilisais tant... son miaulement m'était plus connaissable, il était tellement faible.. mais il résistait, encore conscient... ça n'était plus le Boby que j'ai connu, il avait froid, je l'ai donc recouvert avec quelque chose... en attendant, je me suis empressée de voir sur internet les urgences pour animaux, je ne connaissais encore rien ici étant donné le déménagement, mais enfin trouvé un numéro... entre-temps, je suis allée voir Boby dehors pour savoir comment il allait, et c'est à ce moment là qu'il a roulé le petit bout de terrain, presque inconscient... c'était trop tard, il avait souffert, il n'y avait plus rien à faire... un drame se jouait vraiment en moi, ma conscience me jouait des tours... Boby était fort, parce qu'il était encore conscient et parce qu'il s'accrochait pour ne pas partir... mais il miaulait parce que ça faisait mal et parce que c'était la fin... alors je lui parlais, en disant que je ne l'oublierai pas et qu'il pouvait partir maintenant...
Sur-ceci, je n'ai pas envie d'exprimer cette fin douloureuse en détail comme je m'en souviens...

Pour les jours, les semaines et même les mois à venir, ils ont été difficile pour moi, un énorme vide, j'avais l'impression que tout se dégradait en moi, autour de moi... j'ai été profondément touchée par cette histoire, c'était au point où j'avais besoin de prononcer son nom en l'appelant... j'ai mis du temps, beaucoup de temps pour faire ce deuil...

Je ne regrette pas d'avoir connu ce petit bout qui m'a tout de même apporté du bonheur...
Je ne l'oublierai pas, il a marqué quelque chose dans cette époque de ma vie...

Un animal, lorsqu'il fait partie de votre vie, c'est comme le proche, l'ami, le membre de notre famille... la disparition définitive, c'est une grande perte, un vide... mais ça montre que l'animal a une âme, et que cette âme fait partie de celles qui ont une valeur immense...

... J'espère que tu es bien là où tu es, mais je sens que de temps en temps tu es présent, ne m'oublie pas ...

Le 4 juin 2007

# Posté le lundi 04 juin 2007 17:51

Modifié le mardi 02 décembre 2008 11:44

Un pas dans l'autonomie...

Un pas dans l'autonomie...
Qui aurait pensé qu'un jour je franchirais le pas pour envisager mon permis de conduire? pas moi... Et pourtant...
Aujourd'hui, j'en ai envie, je suis motivée, la peur ne me met plus cette pression catégorique à cette situation... mais j'ai tout-de-même encore ces doutes qui me posent des points d'interrogations... suis-je vraiment capable d'y arriver? Ais-je le droit moi aussi d'y arriver? Pourtant j'ai des capacités et je le sais, je sais aussi au fond de moi, que j'ai le droit de réussir et que je le peux... je sais au fond que je ne suis pas plus bête qu'une autre personne... il y a simplement des blocages qui me retardent un peu... mais il y a ce mais qui ne me laisse pas tranquille...
De me dire "passer le permis de conduire"... avant je ne me posais même pas la question de l'envisager tellement j'avais l'idée en tête que j'en serai jamais capable... et quand j'y pensais, j'oubliais immédiatement l'idée parce que j'étais persuadée que j'en serais incapable... c'était tout simplement pas le moment, un moment où je n'étais pas vraiment prête... La phobie trop forte de l'extérieur, les regards, les angoisses... c'était inenvisageable... sans aucun doute que j'aurais encore un bien grand chemin à accomplir avant de me sentir plus ou moins prête, oui je le confirme...

J'ai vécu des moments très difficiles et étouffants dû à ces problèmes de phobie sociale... au fond de moi j'avais l'envie de foncer, de faire plein de choses... mais ce trouble me retenait enchainée sans que je puisse me libérer... peu à peu, plus vraiment de goût en rien, comme si je coulais avec cette lourde boule accrochée à la cheville... pourtant, je gardais une petite flamme de force, une sorte de "je n'abandonnerai pas", même si c'était très dur... je pense que mon inconscient me tirait contre le haut pour que je ne me noie pas complètement...
enfin aujourd'hui j'ai trouvé un certain équilibre moral, retrouvé des richesses et des envies... malgré tout ce que j'ai vécu, j'ai quand-même pu grandir à travers ça car il y a de l'évolution, la force et la motivation se montre... et c'est beaucoup d'espoir pour moi... j'ai passé et survécu une grosse tempête intérieur, dans laquelle j'ai grandi...
Aujourd'hui, c'est une autre étape, une évolution, une autre époque... alors que je n'y croyais plus, l'envie d'indépendance, d'autonomie s'est manifesté... heureusement que j'ai une force de caractère...
Pas tout n'est résolu, mais j'ai repris un peu confiance, j'ai appris à plus m'imposer, même si ce n'est pas encore ça... angoisses, craintes et choses peu ordinaire par rapport à la phobie sont encore là, mais tout en diminuant légèrement...

En mars, j'ai fais mes heures obligatoires sur trois semaines des cours de premiers secours, c'est la première démarche obligatoire pour le permis... ça n'a pas été évident, mais je l'ai fais, le fait de l'avoir fait, c'était déjà un grand pas pour moi... le papier comme quoi ces cours avait été fait, une fois distribué, c'était une victoire, ma victoire...
Aujourd'hui, je suis dans l'étape d'étudier... je pense que la signification des panneaux c'est au point, ainsi que les priorités de la route... il y a 1 semaine j'ai envoyé ma demande de permis... et puis en ce moment, c'est la théorie que je dois bien apprendre pour ensuite la passer... c'est difficile de savoir quand est-ce-qu'on est prêt... mais les exercices sur CD-Rom sont vraiment bénéfiques et puis les bouquins... ensuite je contacterai une personne qui pourra me donner des cours pour être au point avec la théorie... vivement que je la passe, c'est quand-même une grande source de stress... et état plutôt perfectionniste je redoute ce jour là... j'ai de la peine à réaliser que je me lance, que je me dirige sur ce chemin...
Mais je suis contente de m'être lancée, parce que si j'évite tout, je ne tente rien et donc ne découvre rien... dans ce cas, je ne peux voir jusqu'où je peux aller et si je peux y arriver...
Je sens que c'est le moment et puis à mon avis c'est indispensable, je le vois par le temps qui avance... de toute façon maintenant je n'ai plus trop le choix de reculer, la fameuse Nissan Micra bleue, m'attends :-) C'est une bonne occasion pour ne pas s'en séparer, ça nous aurait fait bien mal au coeur :-(

Pour la théorie, ce n'ai que le début et j'essaie de ne pas me décourager mais plutôt de m'accrocher... bien évidemment, il y aura des nouvelles concernant la suite de ce chemin là... souhaitez-moi simplement bonne chance, je crois que j'en aurais besoin ;-)

Le 13 juin 2007

# Posté le mercredi 13 juin 2007 05:00

Modifié le mardi 02 décembre 2008 11:42

Histoire d'une amitié particulière...

Histoire d'une amitié particulière...
Voici un article qui me tiens très très à coeur, un article que j'avais envie de rédiger depuis bien longtemps, mais j'avais peur de ne pas trouver les mots exactes, les mots précis pour l'écrire...
Aujourd'hui, je tente, même si je ne trouverai peut-être bien pas les mots exactes pour décrire cette histoire... une histoire que j'ai besoin d'exprimer, une histoire dont je suis fière, mais qui ne se fini pas comme je l'aurais souhaité et ce, qui m'affecte encore régulièrement... elle me manque... peut-être qu'un jour tombera-t-elle sur cet article? Peut-être verra-t-elle que je ne l'ai jamais oubliée et qu'elle compte encore énormément pour moi...

Il y a 8 ans, nous avons partagé une amitié, elle était ma meilleure amie, j'avais 14 ans, elle en avait 12, mais nous nous complétions bien toute les deux :-) Ma confidente, ma soeur de coeur, même si parfois nous avions un avis différent parce que l'âge n'était pas le même et que la mentalité passe forcément avec... ceci posait régulièrement des petits problèmes malheureusement, mais je l'appréciais énormément et j'aimais son côté encore innocent et frais... J'ai de merveilleux souvenirs avec cette amie qui n'a pas été une personne ordinaire dans ma vie...

Nous nous sommes connues bien plus tôt, je devait-être en quatrième année je crois, mon souvenir est flou mais je crois que je devais avoir une dizaine d'années... à cette époque là, j'étais au collège d'Etraz à Montreux. Dans l'année nous partions en camp une semaine, c'était au camp de Leysin... j'ai jamais trop aimé me séparer de ma maison, partir ne me rassurait pas et mes angoisses ne m'aidaient pas... et puis je trouvais la dame qui tenait le camp, dure et pas commode, elle me faisait plutôt peur...

Nous sommes partis avec une autre classe, une classe primaire de Chernex, le village où j'habitais à ce moment là. La classe qui nous accompagnait était bien plus jeune que nous...
Arrivés à Leysin, les deux classes commençaient forcément à faire un peu connaissance, les petites de l'autre classe aimaient rester avec nous, elles nous appelaient d'ailleurs "Les grandes", mais les filles de la mienne n'avaient pas l'air d'apprécier leur compagnie, moi ça ne me dérangeais pas, au contraire... Dès le début de cette semaine là, je découvre une petite fille avec de longs cheveux noirs lisses, de grands beaux yeux noirs et une voix très vive et pétillante... cette petite fille qui s'appelait Lorella, m'avait remarquée, elle s'était attachée à moi sans que je ne sache pourquoi... au fur et à mesure de la semaine, elle me réclamait sans cesse, comme si j'étais pour elle une grande soeur... je ne sais pas ce qui a fait qu'un lien si fort se crée... je crois que c'était la première personne qui me prenait pour un exemple, qui m'appréciait dans une sincérité sans jugement derrière... c'était une fille bourrée d'innocence... une personne qui ne se servait pas de mon manque d'assurance, du fait que j'étais mal dans ma peau... non, elle me voyait en tant que personne, sans voir mon aspect de crainte et de peur, qui, ne motivait pas grand monde à venir vers moi avec gentillesse...

Lorsque nous partions en marche, nous, les plus grands devions accompagner les plus petits par la main... je me souviens en particulier d'une promenade, plutôt pénible je l'avoue... il pleuvait, et le sol était boueux, mais j'adorais avoir ma petite Lorella sous mon aile, je m'y suis beaucoup attachée aussi, comme ma petite protégée... du coup d'autres filles de sa classe nous enviaient parce qu'elles aussi voulaient être attachées à une grande... c'est comme cela qu'elles me voyaient, ma classe étions des quatrième année :-) et celles de ma classe ne me comprenaient pas, le fait que je sois si inséparable de cette petite qui avait besoin d'être sans cesse avec moi... ce cas m'angoissais d'être rejetée par mes camarades, mais le lien créé avec cette petite allait bien au delà de ce que pouvait penser les autres... finalement que cela pouvait bien-t-il faire qu'on nous critiques?

Quand les classes étaient séparées pour des activités différentes, quelque chose me manquait ou plutôt quelqu'un... je me sentais un peu perdue, une sorte de vide...

Je ne me souviens malheureusement pas de tout en détail, et d'ailleurs je le regrette :( mais je n'oublierai jamais la racine de ce lien...

La semaine passe, à la fin de celle-ci le car nous ramène chez nous, habitant Chernex et ma petite protégée aussi, le car nous déposa au petit parking vers l'école... ma maman était venue me chercher, et puis il y avait le papa de ma petite Lorella... elle lui parla de moi et nous nous disons aurevoir, mais qu'il fallait se revoir... Depuis ce jour, bien des années ont passé sans que nous nous revoyons... :-(
Cela n'a pas empêché d'avoir gardé chacune au fond de nous ce souvenir de cette semaine particulière...

Quelques années plus tard, la vie a fait qu'on se retrouve... je devais avoir 14 ans, elle 11... j'allais à un collège qui s'appelle Rambert, c'est à Clarens, pour y aller je prenais le train et le bus... le MOB faisait quelques minutes jusqu'à la petite gare de Fontanivent... c'est d'ailleurs près de cette gare que Lorella habitait... depuis Fontanivent, le bus nous menait jusqu'à Clarens, et ce, tout les jours...
Un jour je la remarque, après ces années... de sa petite voix toujours très vive, de ces cheveux brillants noirs mais un peu plus courts... je crois que je n'ai pas osé l'aborder tout de suite... j'avais besoin de temps par besoin de me remémorer la fameuse semaine du camp...
et puis un jour je lui en ai parlé... et depuis ce jour nous nous sommes retrouvées, nous sommes devenues inséparable, c'était plutôt fusionnel... j'étais pour elle sa meilleure amie, elle me le répétait, j'étais si touchée de retrouver cette place dans sa vie, si contente de l'avoir retrouvée sachant que finalement nous avions vécus bien de beaux moments dans le passé... elle comptait tellement pour moi qu'elle est devenue ma meilleure amie à son tour...
Tous les jours, le trajet ensemble, nous essayions de nous retrouver après nos cours... et puis on se voyiait le week-end, nous nous transmettions même de petites et parfois de longues lettres par intermédiaire d'autres personnes, quand nous ne nous croisions pas forcément...
Les gens de ma classe et d'autres, ne compatissaient pas avec cette amitié.. déjà ils n'étaient pas des gens très sympa en mon égard, vous connaissez... les gens sont cruels entres-eux... mais peu importe les coups, les insultes, les critiques..., malgré ça, j'étais fière de cette amitié...

Et puis après tant de temps passé ensemble, il y avait cette différence d'âge qui provoquait des confusions... j'avais des priorités avec l'école, des lettres de motivations à faire urgament pour des stages... je ne pouvais plus me permettre de passer autant de temps avec ma meilleure amie... elle avait du mal à me comprendre... et puis il y a eu des petites complications d'adolescence avec des êtres qui étaient particulièrement dans nos coeurs... et son papa qui ne m'appréciait guère à cause que j'étais plus âgée... un jour j'ai voulu couper les ponts, c'était brusque... et puis nous sommes devenues presque ennemies :-(
c'était du gâchis, c'était bien triste, mais je devais faire cette coupure... temps de colère, de rancune, presque de haine...
les temps suivants n'étaient pas bien joyeux, nous nous faisions du mal...
Et puis plus rien... tant d'offensement, nous nous sommes perdue de vue, chacune a reprit sa vie de son côté...
je sais que ça a été très difficile pour elle... elle a dû se reconstruire avec de nouvelles personnes... je ne m'étais pas rendue compte à qu'elle point je comptais pour elle...
Le temps passait, ma colère était partie, le temps délave et fait comprendre des choses, et puis on évolue... et à ce moment là, qu'est-ce que je regrettais... qu'est-ce-qu'elle me manquait... je me demandais maintes fois ce que ça aurait été maintenant, si tout ça ne s'était pas passé... et puis j'ai fini par me dire que si ça s'est passé ainsi c'est que ça devait se faire...

3 ans après, on s'est retrouvées pour une troisième fois, mais plus de la même façon... elle avait grandi, évolué, ça n'était plus une enfant, plus vraiment une adolescente mais une jeune femme... c'était comme si nous ne nous connaissions plus...
Nous avions repris contacts, mais ça n'était plus pareil... j'espérais retrouver ma meilleure amie... nous nous sommes vues quelques fois, quelques sms de temps en temps.. nous évoquions notre amitié, nos attaches et nos souvenirs passés qui faisaient partis de nous... on s'adorait à nouveau, mais c'était, oui, différent... du moins pour elle... ça avait changé évidemment... et puis plus rien, mais quand il y avait une trop longue durée sans nouvelles, je lui envoyais un courrier par la poste, je lui exprimais, lui rappelait qu'elle était toujours très importante dans ma vie... et puis je pensais aux fêtes d'anniversaire et Noël...
Elle me rappelait et me disait que même si les choses avaient changé, j'étais aussi très importante à ses yeux... qu'elle serait là pour moi... mais à chaque fois je n'avais plus de nouvelles, si moi j'en prenait pas... alors de temps en temps je renouvelais à lui écrire... et un jour alors qu'elle se disait toujours être mon amie, je me suis dite que cette fois c'est moi qui attendrais des siennes, si je compte vraiment pour elle elle le ferait... Après tout prendre 30 secondes pour un sms, c'est pas grand chose... ma rancune faisait son retour...

Depuis décembre 2004, sauf erreur, plus aucune nouvelle... je m'attendais à en avoir depuis longtemps, du moins j'espérais...
Nous sommes en 2007 et je ne sais ce qu'elle devient, où elle se trouve aujourd'hui, ce qu'elle fait... j'ai souvent eu l'envie de lui écrire, mais je me retenais pour qu'elle m'en donne un jour... je sais que son emploi du temps était chargé aux derniers contacts, mais lorsque quelqu'un est vraiment ton ami, il trouve toujours 1 minutes pour prendre des nouvelles... aujourd'hui je vois que son numéro n'est plus en service, j'ai envie de la retrouver mais n'ai pas assez de force pour le faire... je me dis qu'on ne peut pas rattraper ces années perdues...
Ces années perdues me rendent malade quelque fois... j'ai des périodes de tristesse quand je pense à elle, quand je pense que nous ne sommes plus en lien, que plus rien nous lie... et surtout de m'apercevoir que je ne compte pas autant... j'aimerai comprendre... souvent je pense à ce que serait aujourd'hui, partager que de choses avec elle, l'accueillir dans ma maison, lui faire découvrir les nouveautés et visversa.. me confier à elle et puis l'écouter à mon tour...

J'ai ces putins de périodes où je me souviens de nos attaches, il m'arrive de pleurer parce qu'elle me manque... elle a été une amie particulière, pas une personne ordinaire dans ma vie... il m'arrive de ressortir les lettres qu'elle m'écrivait, des photos que j'ai conservé mais ça me procure de la nostalgie profonde qui me blesse quand je les regardes... J'ai beau poursuivre ma vie mais j'ai l'impression que dans celle-ci il y a une place vide... une place qui l'attend... j'ai beaucoup parlé d'elle à l'imparfait, c'est plutôt étrange...
Dans tout les cas, aujourd'hui j'aimerai savoir comment elle va, je crois que ça serait déjà une grande chose... peut-être que cet article va pouvoir m'aider... il est possible que j'en ai trop dis, mon but est pas de vouloir tout étaler, juste d'exprimer...
Dans ma vie de tous les jours, je ne parle jamais de cette histoire parce qu'il faut aller de l'avant... mais si un jour elle me lis, j'aimerai qu'elle sache qu'elle aura toujours une place bien importante dans mon coeur, elle a fait partie de ma vie, et j'ai toujours une pensée très régulière pour elle...

elle fera 20 ans au mois d'août déjà, une jeune femme qui me laisse le souvenir d'une jeune fille... :-)

Pour terminer, la photo à cet article, est une photo qui date de 11 ans environ...

Le 13 juin 2007

# Posté le mercredi 13 juin 2007 05:39

Modifié le mardi 02 décembre 2008 11:40

L'écriture et moi...

L'écriture et moi...
Me trouvant dans la petite pièce, le silence est là... c'est ici qu'en général j'écris parce que quand j'écris j'ai besoin de concentration et si un seul bruit se manifeste, le moindre me déconcentrera... ce genre de petites situations m'agacent. Parce que je suis tellement dans mon truc à ne plus rien penser à part ce que j'écris, quand une seule chose vient me déranger, je retombe dans la réalité et c'est hyper désagréable... sur le coup j'ai comme une envie de me défouler... je perds vite ma concentration, j'ai souvent des trous noirs... enfin les gens appellent ça des blancs... des pertes de mémoire quoi... j'en ai très facilement, et quand c'est le cas c'est très frustrant.
Souvent en ayant une conversation avec une personne, ça arrive aussi...
J'ai énormément de peine à écrire dans une grande pièce où il y a tout, où rien est immobile... j'ai l'impression qu'il y a pleins d'ondes, que tout bouge et c'est perturbant... tandis qu'ici entre mes quatre mûrs, je me sens bien pour sortir ma plume... comme coupée de tout pour me retrouver avec l'écriture.
L'écriture est pour moi une ressource, une sorte de thérapie également et parfois une satisfaction, après un texte je me sens vraiment bien, je suis comme, oui, ressourcée...
Il y a plusieurs années en arrière, je passais des nuits blanches à écrire, parce que je ne pouvais plus m'arrêter et je ne me rendais plus compte du temps qui passait... il m'arrivait d'écrire jusqu'à huit pages entières.. ça pouvait-être des lettres à des gens à qui je tenais beaucoup, d'ailleurs ça n'était pas des courriers sous forme de mails mais de courriers par la poste. Ce que je trouve dommage actuellement, est que les courriers ne sont plus sur du papier, comme les photos qui sont toutes numériques... il n'y a plus ce beau touché ... je sais bien que ça existe encore, mais je trouve dommage de n'avoir pas conservé ça...

En revenant à ma quantité de pages sur lesquelles j'écrivais, ça pouvait-être aussi des textes sur mes ressentis par rapport à des situations vécues... je me réjouissais chaque jours d'aller en direction de ma boîte au lettre pour voir s'il y avait une lettre pour ensuite pouvoir y répondre... j'étais vraiment prise par l'écriture qui ne demandait qu'à venir.. je ne m'en lassais jamais... je jonglais avec les mots, je leur donnais des sens particuliers, je faisais un travail intellectuel avec eux... ça me demandais pas mal d'énergie, mais j'aimais mon résultat ensuite.

Et puis un jour, je ne sais pas vraiment ce qui a provoqué un blocage. Non ça n'était pas un simple blocage passagé comme me disaient les gens, c'était un réel blocage... j'ai toujours eu cette angoisse de me retrouver vide devant une page blanche... et c'est arrivé de nombreuses fois.. et puis lorsque j'essayais de me forcer, écrire devenait une corvée... c'est la dernière chose que je souhaitais. L'écriture me ressemblait, c'était une immense ressource.. j'avais même rêvé d'écrire un livre... c'est dans mes rêves ça... je disais que le jour où j'aurais écrit mon propre bouquin, ça sera le jour où je me prouverais que j'existe vraiment..
Je me demande encore ce qui a pu provoqué ce blocage, ce tel changement qui a surgit si brusquement... ma diminution de goût en la vie? Je ne sais pas.. il m'arrivait souvent, lorsque j'allais mal, d'écrire pourtant...
Est-ce dû à des offenses très blessantes reçue? peut-être bien... Ou peut-être bien dû à quelque chose dans mon inconscient...
Dans tout les cas, ça a été très dur de me retrouver comme une pauvre devant ma page blanche sans arriver à sortir le moindre mot...
Difficile de savoir si ça allait revenir un jour... et puis les années passent, et rien ne changea de ce côté là... enfin... jusqu'à il n'y a pas longtemps? :-)

Depuis quelques temps, comme on peut le voir ici, je réécris... mais je ne sais pas si c'est ma passion pour l'écriture d'avant qui revient ou si c'est juste une période d'écriture... quoiqu'il en soit ça me fait du bien d'écrire, de retrouver mes mots, de voir que je peux encore le faire... même si je ne suis pas hyper satisfaite, je recommence petit à petit, c'est comme une sorte de réadaptation ou une rééducation plutôt, c'est drôle, je ressens ça comme cela.
Par contre je ne ressens pas tout à fait ce retour d'écriture comme de longue durée... j'ai une impression que ça tient sur un fil et que le blocage peut revenir... il n'ai peut-être tout simplement pas complétement parti? Il est possible qu'il ai diminué... je ne sais pas, je verrai bien...

Mais c'est déjà beaucoup pour moi d'avoir retrouvé mes mots, de recommencer cette évasion à travers eux...

L'écriture m'est précieuse, sans elle, il manque un bout de moi...

Le 14 juin 2007

# Posté le jeudi 14 juin 2007 16:01

Modifié le mardi 02 décembre 2008 11:37