Nu artistique - Autre Reg-Art

Nu artistique - Autre Reg-Art
C'est au mois d'avril que je viens remplir ma dernière séance prévue dans le studio photo de Stéphane Kindler. J'aime toujours y revenir et je réalise que nous avons fait 6 séances ensemble. En 6 fois, l'évolution a été fla grande, il faut le dire. J'ai acquis une sorte de réconciliation avec moi-même. De passer par des photos portraits, des photos à thème, à des photos de nu artistique, c'est se dévoiler tout en avançant.

Stéphane m'a fait cadeau d'une des photos sur page A4 réalisée la précèdente fois. Très touchée par ce geste et en la découvrant je me suis reçue une claque. C'est fou comme on peut se voir différemment dans la vie de tous les jours. On se voit trop de ci, trop de ça et puis quand on s'aperçoit sur une photo, on ne réalise pas qu'il s'agit de soi. On se demande presque si elle a été retouchée au niveau de la silhouette :o) il m'a garantit que ça n'était pas le cas... j'ai été vraiment surprise.

Cette dernière séance a été enrichissante. Quand je viens et reviens, c'est un peu comme si je venais chez moi :o) c'est assez symbolique étant donné que l'aventure dans la photographie a commencé avec Autre Reg-Art... Plus j'y viens, plus je me sens à l'aise.
Cette séance était sympa mais physique car comme j'en avais déjà parlé, il y a des poses qui demandent à être souples. Quand on regarde les images on ne penserait pas que ce soit si physique :o)

Bien qu'il y ait confiance, feeling et tout un cercle de trucs qui ne peuvent que mettre à l'aise, ça demande quand-même un surpassement de soi en se dévoilant nu.
Personnellement, j'étais plus à l'aise lorsque j'effectuais des poses qui mettaient plus en discrétion les parties intimes, mais sinon je pense avoir bien avancé en des poses plus dévoilées.
Quand je pense que je suis plutôt pudique mais surtout que monsieur le photographe est la personne qui m'a vue le plus dans ma tenue d'Eve... si si, je ne plaisante pas ! ...

J'aurais beaucoup aimé continuer l'aventure photographique avec Stéphane, je sais que ça m'aurait aidé et fait avancé davantage. Parce que j'ai encore du travail à faire sur moi-même. Malheureusement je n'ai vraiment pas les moyens financier.
Ça me manque beaucoup de ne plus travailler avec lui mais ce qui est certain est que je suis très contente du travail qu'on a fait ensemble et je tiens absolument à le remercier pour ses qualités de photographe. Autant humainement que psychologiquement.
Je continue à penser que les gens que l'on rencontre sur le chemin, les occasions existées, ne sont pas là par hasard... que toute choses constructives qui se présentent devant nous, il faut les saisir.

Stéphane Kindler a sélectionné 5 photos, je ne m'attendais pas à ce qu'il y en ait autant puisque le travail sur une seule demande beaucoup de temps. Ça a été un super cadeau, un fruit de mon évolution, fruit qui fait partie de ma construction, de mon cheminement.

Tout à coup je suis nostalgique en pensant à la toute première séance faite en avril 2008 ... le temps file mais c'est beau de voir chaque brins de chemins effectués.

Nouvelle piqûre de rappel : www.autrereg-art.book.fr

# Enviado el sábado 04 de julio de 2009 10:47

Modificado el viernes 17 de julio de 2009 10:56

"Ange noir" - Avril 2009-

"Ange noir" - Avril 2009-
Renouvellement de séance avec Florent, pour un shooting sous le thème de l'ange noir.
Au départ on parlait d'un projet gothique mais des frais dans de nouveaux vêtements juste pour une séance, aurait été dommage et dur pour le porte monnaie.
Depuis un moment j'avais envie de réaliser le thème de l'ange.
L'ange blanc étant déjà prévu avec un autre photographe, nous tentons l'ange noir avec des ailes noires que Florent m'a offerte :o) J'ai enfilé ma robe noir, mes bas strillés, mes bottes. J'ai ajouté du noir prononcé sur les yeux, du noir sur les lèvres et ai dégagé mon visage avec un zigzag qui tire les cheveux en arrière. J'ai enfilé les jolies ailes, je me sentais un ange noir.

Je venais pour la deuxième fois au studio de Photo-Florent. J'ai beaucoup aimé cette séance, le thème allait avec. Baignée dans les anges depuis plus d'une année, c'est un thème qui me tient très à coeur, plus il me correspondra, plus j'atteindrai l'image et l'expression recherchée.
Cela dit, je sens toujours qu'il y a du travail pour les poses, la prise de confiance en soi et puis de me mettre dans la peau d'un personnage... je prends conscience que je suis une perfectionniste et donc exigeante, peut-être trop... Ce qui me frustre de plus en plus est que je voudrai atteindre le « être à la hauteur ». C'est un peu pour tout que je suis comme ça... je sais pourtant que je ne peux passer de l'échelon 1 à l'échelon 10 directement... Je sais qu'il est important que je me laisse le temps et de ne pas demander trop à la fois. Et puis finalement, « être à la hauteur » signifie quoi?

Ce jour là, je suis plutôt contente de ce que les photographies dégagent... il y a le côté noir dans certaine expressions, il y a de la légèreté dans certain regards, il y a de la mélancolie dans d'autres... mais je n'arrive pas encore à atteindre les expressions de souffrance.
Ça ne reste pas facile d'être observée, d'oser, mais il parait qu'il y a un grand potentiel.

Plus j'avance et plus je me sens attirée par beaucoup de personnages. Du personnage de sagesse, au personnage espiègle, à celui de déjanté, enfantin, féminin et sensuel ... Beaucoup de faces m'appellent :o) je sens de plus en plus l'esprit créatif arriver et je souhaite que cela ne s'arrête pas.

L'ange noir, a été une bonne expérience. Je suis rarement déçue du résultat car j'y ai mis du mien, l'esprit recherché toujours là, la motivation aussi et avant tout le plaisir de l'évolution :o)
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# Enviado el sábado 04 de julio de 2009 10:48

Modificado el domingo 12 de julio de 2009 16:24

L'instant de la plume qui pointe sur la blanche page...

L'instant de la plume qui pointe sur la blanche page...

Sans écriture, que suis-je?
Juste une petite nana qui essaie de faire au mieux dans la vie, elle sourit, elle opte pour la pensée positive, elle remarque et distingue ces petits détails qui font tout. Elle savoure chaque émotions, chaque expressions, elle apprend à vivre le moment présent. Elle s'épanouit dans sa thérapie qu'est la photographie, la communication, la connexion des émotions. Elle communique, elle écoute, elle échange, elle surmonte, elle découvre, elle apprend... elle aime toucher à un monde plus spirituel, elle a de la peine avec le monde matériel. Chaque émotions à décrire est là, mais la page reste blanche... elle se sent pourtant appelée par la plume, comme avant... elle sait et pense que cette année est chargée en émotions, en changements, elle sent un blocage en l'écriture depuis bien des mois, bien plus que ça... mais elle sent que parfois, c'est juste là, près à sortir. Elle sent une accumulation de textes qui auraient dû être écrits, mais qui sont restés à l'intérieur. Elle se sent toujours appelée, l'atmosphère et les énergies lui parlent, lui disent qu'elle existe quand elle écrit. C'est vrai, elle vit quand elle écrit, elle vit vraiment. Elle respire, elle se sent bien et libre, elle est heureuse.

Quand elle n'y arrive pas, elle a cette sensation d'étouffer, comme une sorte de prison. Mais elle continue à sourire parce qu'elle est forte. Elle est d'une profonde sensibilité mais surgit une force qui finit toujours par la remonter. Elle sait que ça reviendra, qu'un jour, peut-être elle ne pourra comme avant plus se passer de cela. Elle passera ses quelques heures de libre à s'évader dans les lettres. Elle avancera et elle criera de joie, sentir la délivrance de son bien-être.
Oui, quand elle sent les lettres se débloquer, elle prend confiance en elle, elle se sent si revivre qu'elle a envie de témoigner tout son amour aux gens qu'elle aime.

Très profondément, elle va se retrouver, elle se rencontre et quand elle retrouvera une paix saine intérieur, elle se délivrera dans ses mots sortant de la plume qui jouira d'ancre et de ce bruit de la pointe métallique frôlant la page.

Soudain, après de longs mois de plume absente, alors qu'elle attendait qu'un moindre texte sorte sur la page blanche, elle ne pu s'arrêter. Elle continue mais elle a peur, l'angoisse de la page blanche est là, toujours. Elle a peur que ça s'arrête, comme souvent. Est-ce comme le carrosse qui se change en citrouille après si peu de temps ?
Le soudain est là, à l'instant... une forte énergie est tout à coup entrée en elle, une poussée de création au travers des lettres, ça la réveille. Elle peut bien se répéter, les personnes qui la liront ne comprendront peut-être rien mais peut-importe. Elle retrouve cet espoir de l'écriture passionnante.
Des mois d'expressions mentale qui n'arrivaient pas à sortir sur la blanche page.
Elle n'a jamais perdu la foi car elle a toujours su qu'elle avait à apporter quelque chose au travers des lettres. Elle avait juste une sensation de s'éteindre tout en gardant une lumière.
Elle se dit que tant que ça ne revient pas, c'est que ce n'est pas le moment... mais les jours passent, ils deviennent des semaines et des mois... et elle a tant de choses vécues à exprimer.

Elle est surprise parce qu'elle tentait de créer à sa façon son résumé d'un des concerts Ruizien qu'elle a vécu il y a peu... et puis parce que tant les choses se vivent mais ne se racontent pas, elle appréhende toujours le résultat de ses vécus là sur la page. Alors ça prend du temps... elle attend le bon moment pour traduire ses ressentis précis. Elle espère que ça reviendra enfin, qu'elle retrouvera l'inspiration quotidienne et pas juste un moment de pure parenthèse.
Là, aujourd'hui, ce sont des mots imprévus, qui sont sortis. Une énergie qui s'empare de toi et te guide... je ris parce que cette sensation est si surprenante, si prenante, si merveilleuse !

Elle aime se sentir vidée après un écrit, elle aime se surprendre, elle n'est pas narcissique, juste réaliste en écoutant son "moi" intérieur.
Oui, elle se sent précisément appelée par l'écriture, elle cherche sa voie qui coordonnera à son genre.

Les heures peuvent bien tourner, non, le temps n'existe plus. Elle voudrait que sa vie s'écrive automatiquement dans un livre, un livre à elle. Son livre de la vie.
Elle souhaite le déclic pour voyager dans la plume, dans l'ancre, dans le moindre ressenti. Elle aime ressentir les choses au delà du monde matériel, elle est bien avec le monde spirituel. Elle a apprit des richesses de vie, elle vit mieux, elle capte les signes, elle avance...
Elle reste humaine mais aura toujours des difficultés avec ce monde terrien et caricaturé.
Elle a besoin de se démarquer, elle n'aime pas la banalité.. elle tente de trouver l'équilibre avec son monde et ceux des autres. Elle prend toujours des décisions réfléchies, elle ne fait jamais rien sur un coup de tête. Elle donne le maximum, elle se remet en question, toujours, peut-être trop, elle avance, elle a apprit à s'écouter.
Elle l'a fait, elle le fait et le fera encore. Elle espère vivre intensément dans la plume qui est sa plus grande ressource.
Elle se ressource aussi avec la nature, les richesses naturelles avec lesquelles elle peut entrer en connexion. Elle communique énormément, la communication est devenue si vitale. Elle ne conçoit pas sa vie sans communiquer, sans partager. Elle rencontre des gens sur son chemin, des gens précieux, si précieux... elle sait que rien arrive au hasard et que les gens qui se trouvent sur nos chemins, sont là pour des bouts d'existence dans nos vies.

L'écriture la tire dans la ressource, elle évolue mieux, elle ressent mieux, elle vit mieux. Elle se trouve.
Il y a la lumière, oui vous savez, la lumineuse qui se montre si discrète et qui grandit si on l'apprivoise?
Un bout d'aile s'est montré aujourd'hui.

Tient elle insiste pour respirer profondément. Elle découvre ce qu'est de méditer et de savourer le moindre coin de la lanterne. Elle a encore à apprendre, comme nous tous.
Non, ne m'en voulez pas, une philosophie de vie, celle qui convient à chacun de nous se doit d'être respectée, ne riez pas, ne jugez pas. Ecoutez. Sentir l'atmosphère, l'harmonie dans le moment présent, attrape juste ce qui se passe là, maintenant. Balaie l'avant sans l'oublier, ne pense pas à l'après, pense juste le maintenant et apprends à le vivre comme si c'était ton dernier jour. Pourquoi ne le serait-il pas après-tout? C'est dans un moindre flottement qu'il retentit, l'entends-tu ?

Le coeur est l'oreille, l'âme est les yeux, le sourire est l'expression. La plume parle, l'ancre est les émotions qui sortent et l'être, l'être est le tout...

Carpe diem.

Laura, le 5 juin 2009

# Enviado el sábado 04 de julio de 2009 10:48

Séances improvisées à la maison - Mai/Juin 2009

Séances improvisées à la maison - Mai/Juin 2009
Cette fois-ci il s'agit d'une séance improvisée à la maison, ou plutôt de deux. La première s'est faite le 19 mai et la deuxième, le 25 juin. Après coup on s'est rendu compte à une sorte de Desperate Housewives :o)
Il y a eu de la mise en scène. Les objets prononcent et donnent un sens, ils aident à compléter un personnage.
J'ai sorti l'aspirateur et j'ai tenté de faire comme si je le passais vraiment.. pas très difficile me direz-vous. Tout-de-même, le fait de se savoir observé et photographié c'est un exercice.
Ce qu'il faut garder en tête, est de rester soi-même.
En faisant ces photos j'ouvre en quelques sortes mes portes.
Après bientôt 5 mois déjà, c'est comme un tampon appuyé qui signifie que je m'adapte, que petit à petit je m'y sens bien, que je me suis familiarisée avec ce studio qui est un passage de vie.

Les couleurs de l'habillage de celui-ci apporte un côté original, je trouvais intéressant de tester des images ici.

J'ai fais une liste de divers ustensiles, machines ménagères, mais pas trop quand-même... petit regret d'avoir oublié mon cher rouleau à pâte et le mixer :o) mais le fouet et le plat étaient de la partie du côté de ma cuisinette. L'échelle, la planche à repasser sur lesquelles j'ai du poser.
C'est toujours un peu l'inconnu d' »essayer », mais c'est comme ça qu'on apprend et découvre. Quelques fois on essaie des choses et puis ça le fait pas, et d'autre, ça le fait... aller vers l'esprit créatif en essayant. « Essayer c'est arriver », je n'oublierai pas cette phrase qu'une belle âme m'a murmuré.
Se lancer, tenter des thèmes fous en étant convaincus que peut importe le regard des gens... c'est tout un travail intérieur. J'ai sorti une petite tenue d'abeille, en imprévu on s'est dit que ça serait bien d'aller dehors et de trouver des fleurs, et puis finalement, je ne suis pas encore prête pour l'esprit d'oser à l'extérieur et de poser avec des tenues plutôt spéciales?... il me faut encore un peu de temps. Je grimpe les échelons petit à petit, mais je monte :o)

On voulait atteindre l'esprit déjanté, mais au niveau du maquillage et de la coiffure, je fais avec les moyens du bord... alors c'est pas très pro, mais c'est déjà ça.
J'ai acheté pour la première fois du rouge à lèvres très rouge, j'avais envie d'apporter quelque chose de flashi au visage. Les cheveux, j'ai testé plusieurs choses, entre les pinces et les élastiques. On débute tous un jour :o)
Pour les tenues, j'en ai sélectionnées pour chaque personnages. Parfois je coordonnais les couleurs, parfois je provoquais la non-coordonance.
C'était une séance riche en petites mises en scènes. Un bon exercice en restant soit-même dans des moments simples et des évolutions dans certaines expressions. J'aime passer par des états de simplicité à des états de profondeur et ensuite d'humour... j'aime atteindre mes personnages, ceux avec qui je fais connaissance, je rencontre un potentiel. Plus je rencontre l'objectif, plus je me sens appelée par le théâtre. J'ai comme l'intuition de devoir passer par là un jour pour pouvoir me surpasser dans mes expériences de rôles photographiques.

Après tant de séances, j'ai une envie de pleine créativité. Grande envie de jeux de rôles dans l'image, qu'il y ait de l'échange, du sens... alors je pense beaucoup à d'autres personnages qui poseraient leur pas devant l'objectif, à mes côtés. Plus les séances s'enchainent, plus j'aimerai dépasser les moyens du bord... mais impossible d'investir là-dedans pour le moment.
Ceci dit, je cherche depuis peu, une personne qui soit créative en maquillage et en coiffure. Si elle désire s'exercer, apporter de la créativité constructive, ça sera que bénéfique pour elle et pour nous :o) et ça serait bénévole, biensur. Faites-moi signe si vous lisez ces quelques lignes.

Ça a été des séances de découvertes à l'aide de mes ustensiles de cuisine, mon échelle, mon sèche-cheveux, mon aspirateur, ma planche et mon fer à repasser, la petite pomme rouge qui s'est dévouée, le tableau de Miss Météores, le livre culinaire de Cyril Lignac, ma feuille, mon stylo ... quelle participation :o)

Florent a fait du bon boulot quand aux couleurs et au noir/blanc qu'il fait jouer. Il capte l'originalité parce que rien de plus banal que le banal. Merci ! :o)


Juillet 2009

# Enviado el viernes 17 de julio de 2009 10:03

Modificado el viernes 17 de julio de 2009 10:14

Miss Météores - Arena de Genève - 11 novembre 2009

Miss Météores - Arena de Genève - 11 novembre 2009
Du haut de sa balançoire, ce 11 novembre 2009, elle m'a fait une fois de plus chavirer sur ses météores surprenantes, explosives, tendres parfois mais fortes à la fois.
Je connais ses spectacles par coeur et pourtant elle sait me surprendre à chaque fois, laissée là, sur le derrière, bouche-bée par son énergie, sa force, son humour, ses émotions diverses... 3e présence pour cette nouvelle tournée.
Cette fois je ne me suis pas privée de me placer là, au 2e rang, tout devant de cette fameuse salle qu'est l'Arena de Genève. La salle qui me faisait peur avant. Peur de l'oppression, des gens, du bruit, de la bousculade. J'ai serré mes dents un petit moment et puis je me suis laissée transportée par l'atmosphère de sa scène, de ses musiciens, de l'harmonie qui y régnait.
Ils sont des moments pures, nourrissants et envoûtants.
Depuis le mois de mai à Morges et à Paris, quelques changements de scène, et qui dit changements, dis avancement et évolution.
Avant que le concert ne commence, une toile tombera. Sur cette toile, la poupée météore.
Je l'aperçois se reflétant dans le grand miroir qui fait partie du décor de scène et qui se distingue à l'arrière. Puis nous retrouvons les images du clip de « Belle à en crever », ces bonhommes originaux et dessinés.
Tiens ? on aperçoit aussi les petites cages suspendues dans le décor... les musiciens et la belle sont là, ils sont prêts.
C'est jamais facile à réaliser d'être là quand la hâte se fait attendre.. c'était certain, j'allais savourer ce concert de plus, à mille pour cent.
En principe je ne me mets jamais près de la scène. Déjà à cause de la masse, la mise en scène qu'on distingue moins bien, le décor.. et le son qu'on entend généralement pas en équilibre.
Mais parfois il est bon de varier et de changer.
Au niveau de la masse, eh ben pas tellement finalement... oui, du monde il y en avait... si je me retournais, j'avais la gorge serrée car la salle se remplissait de plus en plus.
Je tentais de tourner ça positivement dans ma tête, de regarder tous ces visages s'illuminer et non de me dire qu'il y avait une possibilité de crise d'angoisse. Savoir positiver et canaliser...
ça reste un petit combat intérieur, mais l'essentiel est de savourer ce qui m'attendait.
Etre devant est un bon endroit pour apprécier les expressions et les détails des artistes, de la scène.
Je ne pouvais qu'entrer dans le spectacle et me laisser vivre au gré de cette soirée.
Parfois durant le concert, je fermais mes yeux, je remplissais mes poumons de toute ces énergies qui m'ont procurée de sacrés bonheurs. Et sincèrement, qu'est-ce-que c'est transportant !
Je m'attendais à un public bien plus enthousiaste, plus actif, mais il était séduit, ça ne fait aucun doute. C'était beau de se retrouver avec tous ces gens venus spécialement pour ce spectacle, même si la nostalgie des débuts se fait ressentir.
Le son était parfait, Olivia a su s'entourer. Ses musiciens sont de vrais pros, d'une originalité énorme, ils vivent tous chacun leur instruments intensément, ont tous une personnalité.
Franck Marti, musicien et vieil ami d'Olivia m'a surprise avec son matériel... une scie, un archet et il nous sort un truc... un son qui ne vous laissera aucunement indifférent... et qui apporte un truc en plus au cadre musical.
Ils nous ont fait un show vraiment vraiment au top... c'est particulier de dégoter une équipe si pro et si nombreuse :)

Lorsque je parlais d'expressions, Olivia m'a vraiment bluffée dans son interprétation de « Peur du noir ». Elle fait ressortir cette émotion d'angoisse au plus haut point, autant physiquement,de la voix au corps, que atmosphériquement.. c'était magnifique. J'en ai encore la chaire de poule... elle a en elle le théâtre, la comédie qu'on fini par ne plus croire que ça en ai une. Elle vit ses textes, elle vit la musique, comme ses musiciens qui le font à chaque instants si exceptionnellement... je parlais d'harmonie... oui, tous ensemble, ils en forment une grande.
Ils ne se sont pas trouvés au hasard. Toute ces âmes d'artistes se sont trouvées pour vivre et transmettre des choses qui se ressentent dans la force.

Quand ses concerts commencent, j'aime les entrées parce qu'on a de la peine à cerner la musique...
elle est intense et mystérieuse. On se demande si elle va monter directement et exploser.
Hop, petit bout de femme avec ses talons, si charmante et lumineuse, petite elfe dans une nouvelle robe noire. Des tenues qui lui ressemble, la coordonnance de tout ce qui est mis en place est flagrande et ça coule de source.
Elle commence avec « Les crêpes aux champignons », tellement de carisme, d'humour, de sincérité, de tout... et ce pour chacune des chansons.
Elle surprend les gens, rien qu'à observer les réactions :)

Retour sur « J'aime pas l'amour », le premier titre de 2003... tout une époque au premier album.
J'aime cette nouvelle version, ces nouveaux sons.
Enchaine « Goûtez-moi », beaucoup de gueule, de force, de puissance. C'est la petite météorite explosive.
« Elle panique » suit. Les gens se réveillent, ils connaissent cette chanson, tout-de-même... qu'elle est surprenante avec sa version scène... je ne peux raconter le vécu de ses chansons live, parce que justement, ça se vit.
« Les météores », le titre profond, sincère, touchant et intense. C'est beau de la voir envoûtée par sa propre aura. Je la sens souvent oublier ce qui se passe autour d'elle parce qu'elle entre dans cet état de profondeur.

Elle nous reprend « Diamonds are a girl's best friends » de Marilyn Monroe. Beaucoup de classe, de grâce. Elle invite Valhère, à la chanter, c'est une super artiste de découverte qui a eu l'honneur de faire sa première partie ce soir.
« Quijote », le titre en espagnole que je préfère. Chanson absorbante par la puissance elle aussi.
« I need a child », j'espérais que Mathias Malzieu (Dionysos) serait à ses côtés pour la chanter. Elle a évidement assuré.
« J'traîne des pieds », on ne peut plus dire qu'elle nous est inconnue, remplie de vécu, d'enfance.
« Non-dits » avec une spéciale pensée à Christian Olivier des Têtes Raides qui n'était pas là non-plus pour le duo original.
« Belle à en crever », c'est la chanson qui passe actuellement sur les radios.
Par rapport au mois de mai, elle a réveillé bien des personnes, c'était prenant.
C'est un titre qui fait partie de mes favorits car il se trouve quelque chose d'entrainant, de frais.
Suit les titres tout aussi prenants les un que les autres :
« Spit the devil »
« Mon petit à petit »
« Quedate »
« When the night comes »
« Peur du noir »
« Le saule pleureur »
« La mam' »

Entre les chansons, elle discute, elle lance des vannes, des anecdotes.
Parfois peste dans l'humour, elle joue bien avec tout ça, avec le public qui éclate de rire :)
gonflée, pleine de caractère le p'tit bout de femme, faut voir ça !
Elle a le talent, le jeu, la comédie, le charme. Le don qui rend un spectacle totalement sorti du lot.

Deux rappels ont existé :
« La femme chocolat » l''étonnante Femme chocolat est d'un féérique en fin de concert !
C'est jouissif de connaitre les chansons, de les chanter car tu vis le truc beaucoup plus intensément.
Les gens en réclament, l'appelle. Elle, ses musiciens...
je frappais tellement dans mes mains que je ne les sentais plus, tellement dans l'adrénaline d'en recevoir encore, du live.
« Eight o'clock » du haut de sa balançoire, laissant échapper des paillettes de sa main...
elle a transmit un concert grandiose, beaucoup d'émotions diverses.
Tu passes par pleins de phases différentes, surprenantes et tu ressors de là, conquis et encore plus amoureux de sa musique.

C'est fort de se souvenir de tout ça.

Elle a du mérite cette petite boule de nerf explosive, elle donne tellement...
si les gens renoncent à aller la voir sur scène, eh ben ma parole, quelle perte.
C'est difficile de revenir au train train de la vie après ça... Merci les artistes ! ;)
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# Enviado el jueves 19 de noviembre de 2009 16:41

Modificado el viernes 20 de noviembre de 2009 12:05